Six ans après….

Rome. Enfin, ce retour tant fantasmé, dans la ville qui avait ravi mon coeur voilà six ans plus tôt. Depuis, pas moyen de m’en défaire. Rome, Rome, Rome, je n’avais que ce mot à la bouche. A tel point que je me suis débrouillée, depuis Paris, pour y retourner une fois par an, en tant que simple touriste ou lors de visite à des proches ayant eu l’opportunité d’y faire à leur tour une année d’étude… ou de venir y travailler quelques mois après y avoir étudié à mes côtés.

Revenir six ans après, et voir l’Italie changer

Revenir six ans après, et voir l’Italie changer, comme devant un film en mode “accéléré”. Se moderniser, d’abord. Les Italiens sont désormais tous équipés d’iPhone et autres tablettes tactiles, alors très peu présents en 2008 (l’iPhone n’est commercialisé largement qu’à partir de l’année 2009 en France et en Italie). Dans le métro, on capte très facilement la 3G. Métro d’ailleurs depuis agrandi (une véritable prouesse pour les Romains!) avec une nouvelle branche sur la ligne B.

Le pays n’est désormais plus gouverné par Silvio Berlusconi, mais le charismatique Matteo Renzi, du bord politique opposé…. non sans avoir été tourmenté par les différentes crises gouvernementales, politiques et économiques que l’on sait. Et le Vatican, lui aussi, a changé de chef d’Etat. Place à François, après la renonciation de Benoît !

Maintenant, j’habite de l’autre côté du Tibre, sur la rive du Vatican. J’utilise le métro “des riches”, la ligne A, mieux équipée en wagons récents et climatisés. Etudiante Erasmus, j’empruntais la ligne B, et ses wagons métalliques, recouverts de tags. Et pourtant, c’est dire comme ça me fait des gazouillis dans le ventre de remettre un pied dans mon bon vieux métro destroy de la ligne B, alors que je suis invitée à un aperitivo à Piazza Bologna… mon ancien “chez moi”.

Les Italiens se sont aussi mis – progressivement- à la “raccolta differenziata”, le tri des déchets. Sous mes yeux ébahis, j’ai vu en effet mon coloc’ italien me montrer ses six poubelles différentes (bon, lui, il y va peut être un peu trop fort). Moi qui me souviens avoir cru vouloir égorger un Italien, dans un bateau pour Capri, qui jetait à la mer son emballage de glace Magnum.

A présent, surtout, je suis dans la vie active, et non plus étudiante.  Tout m’est familier, et en même temps, tant de choses ont changé. Une nouvelle aventure qui commence pour moi, bien plus intense et prenante…. journaliste au coeur d’un micro-Etat, à la caisse de résonance internationale… le Vatican.

 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s